jeudi 31 mars 2016

La bouteille de retour au calme


Cela fait un moment que je n'avais pas fabriqué quelque chose...
Je reviens aujourd'hui avec une bouteille magique.
La bouteille de retour au calme.
Si vous n'avez pas le temps de la faire, il me semble que cela s'achète tout fait.
Il y a longtemps, je la possédais sous la forme d'une baguette magique (qui doit encore pouvoir se trouver moyennant une somme modique dans les magasins pour enfants).

Le principe :
Un pot rempli d'un liquide coloré dans lequel flottent paillettes et sequins.
Après avoir agité la bouteille, l'ensemble se mélange et retombe tranquillement au fond du pot.

L'utilité :
En regardant les paillettes tomber, l'enfant se calme, se concentre sur le délicieux ballet des paillettes, respire et finalement laisse passer sa colère. Le but étant que l'enfant aille lui-même chercher cette ressource quand il en ressent le besoin.


Si vous voulez le faire vous-même, c'est facile.
Il vous faut :

- une bouteille, de forme plutôt allongée (si j'avais eu ça dans mon stock, j'aurais sans doute pris une bouteille de coulis de framboise, mais je n'avais qu'un ancien pot de moutarde)
- de la glycérine (demandez à votre pharmacien préféré de vous en donner 250 ml dans une bouteille lambda plutôt que d'acheter la forme toute prête qui sera plus chère et insuffisante en quantité). Vous pouvez aussi remplacer par de la colle liquide transparente.
- des paillettes, sequins et mini objets divers
- du colorant alimentaire
- de l'eau

Remplissez le bocal avec 3/4 de glycérine ou de colle liquide transparente, complétez avec de l'eau. Ajoutez sequins, paillettes et colorant. Fermer le pot avec de la colle forte pour que les garnements ne puissent l'ouvrir.
C'est fini

Il ne reste plus qu'à expliquer le fonctionnement et à le laisser à portée des petites mains au cas où !
(les miens n'en n'ont pas besoin, ils ne se mettent jamais en colère )
(on me dit dans l'oreillette que c'est complètement faux, que l'Etna, à côté, c'est de la gnognotte)

Testé et approuvé avec des petits zèbres en classe.



mardi 29 mars 2016

Acte IV, scène 8 : Bête à Bon Dieu et autres insectes

La Paupiette, sa mère, le P'tit Prince en guest star. Il est sept heures du matin. La maisonnée s'éveille doucement quand, soudain, la mère voit arriver ceci  qui vient de se lever de son lit : une Paupiette, l'air le plus sérieux du monde, surmontée d'un couffin de poupée dont elle a enfilé les anses.


- j'suis une coccinelle, moi
- Ah oui...comme ça, dès le saut du lit...



Le P'tit Prince arrive et dit :

- je trouve que tu ressembles plutôt à un cafard, un cafard rose.

Bon ben voilà. Une belle journée vient de commencer.
Si vous voyez un cafard rose se promener, vous savez où le ramener.




lundi 28 mars 2016

Le poids du fric, le choc des images

Une belle envie de sonner les cloches 

Billet de mauvaise humeur. Vous voilà prévenus.

Le gouvernement prépare activement un décret permettant d'assouplir la classification des films susceptibles d'être interdits aux mineurs. La justification "officielle" étant que ce qui compte le plus c'est l'effet sur le jeune spectateur qui est, selon lui, très variable d'un film à l'autre et qu'on ne peut interdire de manière automatique un film aux moins de 18 ans sous prétexte de scène de sexe simulées ou non.( hum)
Non, finalement, le gouvernement juge que c'est l'accumulation de scènes de violence ou de sexe qui sont néfastes et qu'après tout, une scène choc, si elle a une nécessité dans la compréhension de la fiction, ben finalement ce n'est pas très grave. (re-hum).
C'est sans parler de l'impact économique d'une telle mesure qui va surtout permettre à des films "limites" de pouvoir être diffusés dans le circuit classique et donc toucher beaucoup plus de spectateurs (et donc beaucoup plus d'argent...On ferait ça seulement pour l'argent alors ???)
Le gouvernement tranche donc et préfère garantir des revenus à l'industrie cinématographique plutôt que protéger ses enfants. Quelle bonne nouvelle pour les familles !
Je vous laisse découvrir cet article qui vous expliquera tout ça bien mieux que moi ici.

samedi 26 mars 2016

Hot cross buns


La joie des temps liturgiques comme Pâques, l'Avent, le Carême, Noël, etc... c'est de retrouver et de créer aussi nos petits rituels familiaux. Ces petits plaisirs dont chacun se réjouit à l'avance...ces temps familiaux particuliers qui rythment notre vie familiale et en donne toute la saveur.  (Je me demande même comment font ceux qui ignorent le sens de ces temps spéciaux. Quand je vois tout ce qu'ils nous apportent, je me dis qu'ils se privent d'une belle source de bonheur et de renouveau). Pour retrouver le sens de cette fête, cliquez ici.

Apprendre à attendre
Préparer, se préparer
Changer
Se réjouir
Et enfin célébrer !

jeudi 24 mars 2016

Lecture offerte à voix multiples


Ceux qui me suivent depuis longtemps savent que je n'ai de cesse d'arriver à me rendre un minimum disponible pour mes enfants. Or...le quotidien s'ingénie à me mettre des bâtons dans les roues et à me faire remettre sans cesse à plus tard ces moment de qualité passés avec mes enfants.
Il faut que je me fasse violence...Que je m'appuie sur des choses que je dois de toute façon faire (cf le dîner des chefs du vendredi soir). Autrement c'est l'échec assuré !

Prenant mon courage à deux mains et forte de l'expérience si bien narrée par Laurence du  blog Chroniques du poulailler, j'ai essayé de transposer chez moi une expérience comparable.

Prenez une Milou, une maman, une histoire qu'elle adore mais qu'elle ne connaît qu'en dessin animé pour l'instant : Les malheurs de Sophie. Si en plus le livre est celui que vous aviez enfant, alors cela devient mythique...

Mélangez bien, posez-les sur un lit, au moment du coucher, faites les lire à tour de rôle les personnages, le narrateur. Et dégustez.
Et attirez les autres comme des mouches qui, eux aussi veulent leur personnage, veulent participer à cette expérience !
Nous obtenons donc au final un moment de qualité, un moment de lecture et d'entraînement à la lecture à voix haute (ce qui n'est pas du luxe), un moment de plaisir partagé, un moment où la place de chacun est essentielle pour la poursuite de la lecture, un moment où l'on développe le sentiment d'appartenance si utile pour la sérénité de la vie familiale. Même la Paupiette, qui pourtant ne sait pas lire, n'en perd pas une miette !
Merci Laurence de m'avoir donné envie d'offrir des lectures !
Je suis preneuse d'autres livres présentant cette même écriture en dialogues car c'est vraiment ce qui a permis d'accrocher tout le monde. Si vous avez des idées...n'hésitez pas à les exprimer dans les commentaires !

mercredi 23 mars 2016

Le mieux

Et pour ce bébé-là, le mieux, ce sera quoi ?

Voici un texte photographié par une mère dans le bureau d'un pédiatre. Je vous laisse juges...
Le mieux, c’est…
Le mieux, ce n’est pas le sein. 
Ce n’est pas non plus le biberon. 
Le mieux, ce n’est pas de le prendre dans les bras. 
Ce n’est pas non plus de ne pas le prendre dans les bras. 
Le mieux, ce n’est pas de le poser de telle manière. 
Ce n’est pas non plus de le poser de telle autre manière. 
Le mieux, ce n’est pas de le couvrir de telle façon. 
Ce n’est pas non plus de le couvrir de telle autre façon. 
Le mieux, ce n’est pas de lui donner de la nourriture en purée. 
Ce n’est pas non plus de lui donner de la nourriture en morceaux. 
Le mieux, ce n’est pas ce que dit ta mère. 
Ce n’est pas non plus ce que dit ta femme ou ton mari. 
Le mieux, ce n’est pas qu’il reste avec une nourrice. 
Ce n’est pas non plus qu’il aille à la crèche ou qu’il reste avec ses grands-parents. 
Le mieux, ce n’est pas de suivre un certain type d’éducation. 
Ce n’est pas non plus de suivre un autre type d’éducation.
Sais-tu ce qui est vraiment le mieux ? 
Le mieux c’est toi…
Le mieux, c’est ce que ton instinct te dicte. 
Le mieux, c’est ce qui t’aide à te sentir bien. 
Le mieux, c’est ce qui te permet d’être heureux ou heureuse avec ta famille.
Car si tu vas bien, ils recevront le mieux. Car le mieux, c’est toi. 
Car si tu te sens sûre de toi, ils se sentiront aussi sûrs d’eux-mêmes. 
Car si tu estimes bien faire, ta tranquillité et ton bonheur les atteindront aussi.
Car le mieux c’est toi. 
Cessons de dire à chaque père ou à chaque mère, ce qui est le mieux pour lui ou pour elle.
Car ce qui est vraiment le mieux pour tes enfants, c’est toi
Source : Aleteia

mardi 22 mars 2016

Heureux hasard


Article inspiré par celui-ci.

Cela fait un moment que je vous casse les oreilles (ou les yeux) avec mon lâcher-prise, avec le fait de développer la confiance, de développer peu à peu de petits changements, les fameux petits pas...
Quelle ne fut pas ma surprise en lisant cet article de voir que tout était lié. D'une certaine manière, je le savais. Mais comme toujours, c'est souvent mieux dit chez les autres ! Et surtout, ça nous saute aux yeux tout à coup.

"Confiance, lâcher-prise et détachement sont trois processus mentaux qui, travaillés, ouvrent une connexion à des états spirituels créateurs alimentant les voies non causales. Le déterminisme diminue, les probabilités « acausales » augmentent et, comme par hasard, des coïncidences vont avoir lieu, nous apportant ce que l’on souhaite… Les physiciens vont devoir accepter que nos intentions modifient l’espace-temps."
Physique quantique : la conscience d’être reliés ?Philippe Guillemant (physicien)

Dit comme ça, ça ne vous parle peut-être pas. Mais si je vous dis que, suite à ce cheminement bloguesque (et dans la vie réelle) c'est exactement ce qui se passe pour moi. Comme par hasard et sans que j'ai sollicité quoi que ce soit, ces coïncidences ont lieu et m'apporte effectivement ce que je souhaite. La Providence qui veille. Des liens qui se font. Tout fait sens. 


En regardant bien, ce n'est pas le premier à constater cela :
« Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent ni ne recueillent en des greniers, et votre Père céleste les nourrit ! Ne valez-vous pas plus qu'eux ? Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiétant, ajouter une seule coudée à la longueur de sa vie ? Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter ? Observez les lis des champs, comme ils poussent : ils ne peinent ni ne filent. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme l'un d'eux. Que si Dieu habille de la sorte l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi » (Mathieu 6, 26-30).

Alors, je vous souhaite à vous aussi de vous sentir reliés, de savoir saisir ces heureuses coïncidences qui jalonnent notre vie.




jeudi 17 mars 2016

Le zèbre et l'école, suite



Dans le précédent article, nous en étions restés à nos moyens de parents pour que les choses ne se passent pas si mal avec notre enfant. Reste notre deuxième interlocuteur après notre enfant : l'école, l'équipe éducative et en premier lieu l'enseignant de notre enfant.
Bâtir une mauvaise relation est extrêmement facile et rapide : arriver avec tout notre passif, notre histoire personnelle, familiale, nos affects, projeter toutes nos demandes (y compris celles qui réparent notre passé), avoir des exigences précises, agressives et qui ne souffrent pas la discussion, être épuisé et incapable de faire la part des choses et de communiquer de manière bienveillante et constructive, en oubliant même parfois la raison d'être de notre rendez-vous : le bien-être scolaire de notre enfant. Bref, cela peut vite déraper, chacun reste campé sur ses positions, cherche à préserver son territoire, tous les ingrédients sont réunis pour un dialogue de sourd ! Je vous décris là le cauchemar mais moyennant quelques petites précautions on peut rendre les choses plus faciles, ou, en tout cas, mettre toutes les chances de notre côté.

Comme d'habitude, on va faire de notre mieux tout en acceptant de lâcher-prise sur ce qui ne dépend pas de nous.
Donc, on reprend depuis le départ...


  1. Mettons de côté notre propre histoire, notre propre ressenti par rapport à l'école. Nous sommes là pour mieux comprendre notre enfant, mieux communiquer. L'enfant doit ressentir une alliance entre ses parents et les enseignants pour réussir.
  2. Ne pas oublier notre état émotionnel qui ne facilite pas toujours une communication sereine
  3.  On recherche la bienveillance dans notre manière de s'adresser aux profs. Si l'enseignant manifeste une réticence ou de l'agressivité, peut-être que nous n'avons pas choisi les bons termes pour évoquer la précocité de notre enfant, le bon moment pour en parler, peut-être que cet enseignant n'est pas réceptif et qu'il vaut mieux s'abstenir et préférer un entretien avec le chef d'établissement qui abordera cela plus paisiblement ensuite avec l'enseignant. Quoi qu'il en soit, il faut à tout prix éviter la guerre ouverte (et même larvée). Notre enfant en fera toujours les frais ! Restons diplomate, respectueux, disons à notre enfant que nous comprenons ses problèmes mais ne ferraillons pas !
  4. Faisons un court exercice d'empathie. Mettons-nous à la place du prof. Ses contraintes sont fortes : 30 élèves, des profils pas forcément simples à gérer dont votre enfant qui le remet parfois plus en question que les autres, des injonctions académiques, un parcours personnel...
  5. Soyons conscients que l'école ne pourra pas toujours répondre à notre demande et ce n'est pas forcément de la mauvaise volonté ! L'enseignant est soumis à un certain  nombre de contraintes qui ne lui permettront pas d'assurer une prise en charge idéale. Il va falloir accompagner l'enfant pour qu'il apprenne à s'adapter.
  6. Si le test a été fait, ne pas hésiter à expliquer (si et seulement si l'enseignant nous semble réceptif) les points forts et les points faibles de votre enfant pour que l'enseignant puisse s'appuyer dessus.
  7. Exprimons notre problématique en parlant au "je" : ex :"je suis inquiet parce que mon enfant rentre très démoralisé de l'école. Je me demande s'il ne rencontre pas des difficultés. Je ne sais pas comment l'aider..." et laissons l'enseignant exprimer son point de vue.
  8. N'arrivons pas avec une solution toute faite. La collaboration avec l'école nécessite que nous trouvions ensemble la solution qui conviendra à notre enfant, dans cette école et avec cet enseignant. Du sur-mesure qui ne peut être décrété ni d'un côté, ni de l'autre. Même si le psy a dit "il faut un saut de classe", il vaut mieux aborder l'entretien sans cette solution et voir ce qui peut être proposé par rapport à la problématique de notre enfant. S'il ne fallait retenir qu'un seul point, ce serait celui-là !
  9. Si c'est l'enseignant qui nous a convoqué, écoutons les doléances et discutons-en avec amour et compréhension avec notre enfant comme d'un problème à régler.
  10. Respectons nos territoires respectifs. Pas d'ingérence dans la sphère de l'école si ce n'est pour soutenir une action concertée et réfléchie.


Enfin, un onzième point que l'on oublie parfois...
Parfois nous pouvons avoir des choix à faire (changement d'école, de classe...). La réticence ou le refus de notre enfant ne doivent pas être pris à la légère. Forcé, l'enfant se sentira trahi. Il pourra s'engager résolument dans la voie de l'échec.

Si vous avez aimé cet article, partagez-le !






mercredi 16 mars 2016

Acte IV, scène 8 : Girly touch

Ce jour-là, on avait mis le paquet sur la girly touch...
La Paupiette, 4 ans et toutes ses dents, la mère. La mère vient de réveiller la Paupiette qui, oh surprise, est méconnaissable par rapport à la vision qu'elle avait laissé au moment du couché. En effet, ses mains, et son cou aussi, sont striés de traits de feutre rose qui a un peu bavé.
- Mais qu'as tu fait ? Qu'est-ce que c'est que ces traces de feutre sur ton cou et tes mains ?
- C'est pour faire joli. (surtout ne pas se démonter)
- Mais c'est interdit d'écrire sur son corps avec des feutres, tu le sais bien. D'ailleurs personne ne fait ça.Tu a déjà vu des gens se promener dans la rue avec du feutre rose sur les mains, le cou et le visage ?
- Si, toi tu le fais.
-???
- Ben oui, t'en mets là (elle montre ses ongles)
- Oui, mais c'est du vernis que je mets et c'est seulement pour les mamans !
- Oui, mais moi j'ai pas de vernis.
- C'est pour ça que tu mets du feutre sur tes mains ?
- Oui
- Quelle drôle d'idée !
- Ben non, parque moi j'ai pas de vernis et en plus pas de rouge à lèvres, alors voilà !




Surtout garder son sérieux...

mardi 15 mars 2016

Le family building


Rendons à César ce qui est à César, le titre n'est pas de moi mais de Cécile du blog 8 à la maison.
S'il est vrai que les entreprises, dès qu'elles ont suffisamment d'argent pour le faire, font du team building pour renforcer la cohésion de leurs équipes, en cherchant bien, on s'aperçoit que nous aussi, à notre manière nous faisons du "family building".
Toutes ces petites traditions propres à notre famille...
Toutes ces balades dans des lieux quasi connus de nous seuls...
Tout ces moments passés ensemble à faire presque rien, juste être présents les uns aux autres...
Oui.
Aujourd'hui c'est du bon plan gratuit !
Comment renforcer la cohésion de ma famille en ne dépensant pas un rond ?
- faire un gâteau ensemble
- aller se promener
- faire un jeu de société
- faire un câlin géant
- refaire le monde
- partager un  bon film
- bricoler ensemble (gros bricolage de la maison ou petit bricolage pour amuser les enfants)
- trier la maison ensemble
- mettre la musique à fond et danser ensemble
- ...
-


Tout simplement passer du temps ensemble. Etre bien ensemble. Créer nos souvenirs.
#familiy building

Et vous ? Quelle est votre formule de family building ?

vendredi 11 mars 2016

Les billes d'argile

Afficher l'image d'origine
image trouvée ICI



Un homme explorait des grottes au bord de la mer. Dans une des grottes, il a trouvé un sac en toile avec un 
tas de billes d'argile durcie. C'était comme si quelqu'un avait roulé des boules d'argile avec ses mains 
et les avait laissées au soleil pour les faire cuire. Les boules n’avaient l’air de rien de spécial mais, comme 
elles intriguaient l’homme, il est sorti de la caverne avec le sac. 



Comme il se promenait le long de la plage, il jetait les billes d'argile une à une dans la mer,

aussi loin qu’il le pouvait. Il ne pensait pas vraiment aux billes, jusqu'à ce qu'il en échappe une et qu’elle 
se fracasse sur un rocher. À sa grande surprise, il y avait à l’intérieur, une belle pierre précieuse !



Excité, l'homme a commencé à briser les billes d'argile restantes. Chacune contenait un trésor similaire. 
Il a trouvé des milliers de dollars de joyaux dans la vingtaine de billes qui lui restaient.




Puis tout à coup, il lui vint à l’idée qu’il était resté sur la plage longtemps. Il avait jeté peut-être 50 ou 60 
billes d'argile, avec leur trésor caché, dans les vagues de l'océan. Au lieu de milliers de dollars de trésors, 
il aurait pu rapporter chez lui plusieurs dizaines de milliers de dollars, mais il venait juste de les jeter!
C'est comme ça avec les gens. Nous regardons quelqu'un (peut-être même nous-mêmes) et nous ne 
voyons que le vaisseau d'argile externe. Il ne ressemble pas à grand-chose de l'extérieur. Il n'est pas 
toujours beau ni brillant, donc nous l’écartons.

Nous considérons cette personne moins importante que quelqu'un de plus beau ou élégant, ou bien 
connu ou riche. Mais nous n'avons pas pris le temps de découvrir le trésor caché à l'intérieur de cette personne.
Il y a un trésor caché dans chacun d'entre nous. Si nous prenons le temps d'apprendre à connaître 
cette personne, l'argile commencera à se décoller et le joyau commencera à briller.

N’attendons pas la fin de nos vies pour découvrir que nous avons jeté une fortune en occasions d’amitié 
parce que les pierres précieuses étaient cachées dans des morceaux d'argile. Voyons les gens dans notre 
entourage comme Dieu les voit. 






Petite dédicace à mes amis blogueurs ou non qui me suivent via ce blog et dont la présence 
à nos côtés nous est si précieuse !


jeudi 10 mars 2016

Le zèbre et l'école




Ahhh ! Vaste sujet !
Entre le prof qui n'a rien compris, notre enfant qui donne le meilleur de lui-même pour le faire et nous faire tourner en bourrique, voilà un sujet qui en rend chèvre plus d'un !

Là encore, je prends le parti de m'appuyer sur les points forts plutôt que que de ressasser les points faibles qui feront parler d'eux de toute façon.

Soyons réalistes, l'école idéale n'a jamais existé, n'existe pas et n'existera jamais. Il va donc falloir trouver un moyen de tirer parti d'une situation pas toujours favorable en accompagnant notre enfant. 

Je choisis donc volontairement de ne traiter ici que des solutions qui sont à notre portée, qui ne nécessite pas forcément des moyens énormes, ni la prise en charge par des personnes extérieures.
Il est évident que certaines situations nécessitent un accompagnement supplémentaire: graphothérapeutes, psys, psychomotriciennes, coachs, etc...ce n'est pas l'objet de cet article.
Je ne parlerai pas non plus de tout ce qui peut être mis en place par l'équipe éducative (et il y a finalement pas mal de choses possibles, pas seulement le saut de classe).

Les difficultés rencontrées par le zèbre sont principalement (liste non exhaustive...):

  •  son agitation, ses questions intempestives, sa provocation, 
  • son ennui, son désintérêt, 
  • son sens de l'effort quasi inexistant parfois
  • sa manière d'apprendre ses leçons, faire ses devoirs (leçons non apprises, raisonnement non développé, consignes non comprises, hors sujets, impossibilité d'expliquer son raisonnement...)
  • ses difficultés psychologiques, ses angoisses (échec, performance, phobie scolaire) 
  • ses difficultés structurelles (écriture catastrophique, troubles dys..., mauvaise organisation, troubles du sommeil...)
  • Son incapacité à travailler avec d'autres qui n'ont pas le même rythme
  • son hypersensibilité et son sens de la justice qui peuvent dresser un mur entre le prof et lui, entre les autres enfants et lui, entre l'apprentissage et lui.
Quelques tuyaux quand même pour s'en sortir :

lundi 7 mars 2016

500 objets en un mois

Challenge MinsGame ou comment désencombrer près de 500 objets en 1 mois
photo tirée du site Maman s'organise
C'est le défi relayé par le site Maman s'organise. "Minsgame" pour "Minimalist Game".


C'est simple comme tout. Pendant un mois, il va falloir désencombrer notre home sweet home de 500 objets. On y va petit à petit (toujours les petits pas !). Un objet le premier jour, deux objets le second et ainsi de suite...De quoi se mettre en jambe tranquillement et d'augmenter la cadence petit à petit. et goûter peu à peu le plaisir d'avoir moins d'objets et plus de temps pour vivre et être avec les siens (au lieu de ranger les dits objets, de les nettoyer, etc...). L'essentiel étant de désencombrer !

Vous me suivez ?

vendredi 4 mars 2016

Le vendredi c'est filmographie : Tout en haut du monde

Afficher l'image d'origine



Quelques jours de vacances en famille, un peu de pluie, 
voici les ingrédients réunis pour aller passer une après-midi au cinéma.


Nous guettions Heidi et pourquoi Zoothopie mais dans notre petite bourgade de province, la durée de projection d'un film étant comptée, nous sommes arrivés trop tard, une semaine après leur programmation. C'est donc sans grand enthousiasme que nous nous sommes rabattus sur "Tout en haut du monde".
Coupés des informations et de la promotion des oeuvres culturelles depuis un bon moment, nous n'avions pas entendu parler de ce film. Donc, au départ, nous voilà partis avec un a priori neutre, légèrement teinté de positif vu la note décernée à la fois par le public et la presse spécialisée.

L'avantage d'y aller en province alors que la province a fini ses vacances, c'est que nous avions la salle pour nous !

Et quelle belle surprise !
L'histoire, c'est celle de Sacha, jeune aristocrate russe vivant à Saint Petersbourg (de superbes images des palais !), dont le grand-père est parti en expédition vers le pôle Nord pour le compte du Tsar. L'expédition n'est toujours pas revenue à bon port, et le tsar souhaite vivement que l'on retrouve cette expédition dispendieuse pour lui. (moyennant une belle récompense). Son nouveau conseiller s'élève contre la recherche de ce bateau qui a déjà coûté trop d'argent. C'est sans compter sur la jeune Sacha, princesse adorée de son grand-père, qui connaît toutes ses expéditions et qui va, envers et contre tous, partir seule à la recherche du navire de son aïeul.
S'en suivent de nombreuses péripéties car la jeune demoiselle n'a jamais mis les pieds en dehors d'un palais jusque là et la navigation est un monde masculin et dur qui ne lui fait pas de cadeaux.
Je vous invite à regarder le film pour connaître la fin !

Ce que nous avons apprécié, ce sont ces belles images de Saint Petersbourg tout d'abord, les quais de la Neva, les intérieurs de palais et puis, ces dessins de voyage, les paysages irréels du pôle Nord, la manière d'évoquer le blizzard, le silence de cet univers blanc rompu par les craquements sinistres de la glace. L'univers marin y est bien dépeint également : à la fois dur et solidaire, prêt à de nombreux renoncements, le moral des troupes qui se trouve au fond de la gamelle et les divisions qui suivent le manque de nourriture.
On pourra trouver aussi de la sérendipité dans ce film, cet art de saisir l'imprévu et les occasions qui se présentent et d'en tirer parti. Tous les obstacles sont ici un moyen de progresser même si, dans un premier temps, il faut faire confiance et lâcher-prise.
On y retrouve aussi un bel exemple de dépassement de soi, malgré les difficultés.
Un film édifiant finalement !

Nous avons passé un excellent moment devant ce film magnifique !






jeudi 3 mars 2016

Comment fonctionne un zèbre ?



Grâce à Alix qui se reconnaîtra, je reprends enfin ma série d'articles sur les zèbres.
Aujourd'hui, je vais partir du compte-rendu du psy qui, quand il est bien fait, nous donne un certain nombre d'indications qui vont bien nous aider au quotidien. Cela peut être un moyen de tirer le meilleur parti des son fonctionnement spécifique et donc de mieux le gérer au quotidien.
Petite précaution d'usage : tous les zèbres ne présentent pas les caractéristiques que je vais évoquer, il y a autant de profils que de zèbres. Alors, même si on aime bien mettre les gens dans des cases, ce qui est tellement confortable, il faut bien garder en mémoire ce point ! (c'est valable pour n'importe quel enfant d'ailleurs, même si on peut observer des constantes).
Je vais également choisir de ne vous présenter que certains points d'appui, évidemment que ces points d'appui ont leur contre-partie nettement moins avantageuse voire problématique. C'est un parti pris total ! Forcément réducteur et contestable.

  • Son cerveau va vite, très vite (trop vite) il est donc souvent très créatif, très intuitif. En lui apprenant à vivre avec son fonctionnement et à trouver des stratégies pour apprivoiser ses pensées foisonnantes, il pourra tirer le meilleur parti de ses capacités de raisonnement.
  • Il a la passion des mots, un lexique très riche, une grande aisance pour manipuler les mots (et pas seulement les mots ;-). Profitons-en pour partager nos lectures, nos avis sur des films, pour discuter ensemble pendant des heures, pour faire des jeux de mots, pour développer l'humour !
  • Il a besoin de comprendre, de donner du sens (sans quoi il est pire que toutes les plaies d'Egypte réunies) : il s'intéresse à beaucoup de choses, la vie va être colorée, passionnante à ses côtés ! On n'a jamais fini d'apprendre ! Acceptons cette quête de sens. Pour parer au "pourquoi" intempestif, on peut aussi investir dans un cahier sur lequel il peut noter ses questions en attendant qu'on soit disponible pour y répondre ! A nous les médiathèques et leurs richesses insoupçonnées, les visites diverses et variées !
  • Il est toujours en activité, ce qui est parfois...fatigant. Sur ce point, lui apprendre à se poser, à avoir des moments "sans" et pour nous parents, penser à dire "stop" et à nous aménager des moments "off" !
  • Il est hypersensible. Les volcans permanents ne sont certes pas des plus faciles à gérer au quotidien mais...cette hypersensibilité leur ouvre la voie vers la création, vers la compréhension fine de leur environnement, vers la perception d'éléments qu'ils sont les seuls à percevoir, quelle richesse dans nos échanges (une fois que l'on a appris à gérer un minimum ces émotions).
  • Il est empathique, parfois trop, les émotions des autres débordent sur lui, mais ce sera un atout pour s'engager plus tard, pour comprendre et aider les autres (en passant par la case apprendre à communiquer avec plus de justesse avant). De ce fait, il peut être un bon négociateur, un bon médiateur et s'appuyer sur sa recherche permanente de solutions pour en trouver de nouvelles !
  • Il est clairvoyant, lucide (parfois trop, c'est angoissant !), là aussi, cette spécificité peut aider la famille dans la recherche de solutions, la négociation. Il a l'esprit critique, ce qui peut être intéressant lorsque l'on doit évaluer une situation.
  • ...Il a évidemment bien d'autres caractéristiques mais celles sur lesquelles je m'appuie sont celles que je viens de citer !
Bref, il a des talents pour donner un sens à sa vie et contribuer au bien du monde qui l'entoure, profitons-en et faisons-les fructifier ! Développons ses habilités en devenir plutôt que de nous acharner sur ses faiblesses et aimons-le entièrement, dans ses aptitudes et ses défauts.

PS : Pour rappel, le nom de "zèbre" vient des ouvrages de Jeanne Siaud Facchin pour désigner les personnes dites à "haut potentiel" afin de mieux faire comprendre la spécificité de leur fonctionnement qui n'est pas supérieur mais "différent", comme un cheval ressemble à un zèbre.

Pour aller plus loin, je vous invite à lire l'ouvrage de Jeanne Siaud Facchin qui est une bonne entrée en matière !






mercredi 2 mars 2016

Acte I et III, scène 2 : Carnivores

Afficher l'image d'origine
image trouvée ICI



L'Albatros, Milou, le Grand Blond, la Mère.
L'Albatros et Milou sont dans leur chambre et s'étripent à qui mieux mieux (j'envoie du rêve, là, je le sens...). C'est à celle qui hurlera le plus fort. On imagine qu'il pourrait y  avoir un mort à la fin. Il faut dire que depuis quelques jours, cette scène-là est familière aux parents qui n'en peuvent plus de les voir se déchiqueter comme des hyènes. Hyènes, c'est justement le nom qu'ils ont trouvé pour qualifier les auteurs de ces scènes et prendre un peu de recul.
Alors que la porte de la chambre des hyènes est fermée (et que l'on entend toujours les cris), le Grand Blond lance, en rigolant:

- Dis, La Mère, les hyènes ça mange de la viande crue, c'est ça ? On n'a rien prévu pour le déjeuner...

Du fin fond de la chambre, une voix s'élève, celle de l'Albatros :

- Je prendrais bien un carpaccio au basilic



(ben voyons...)