dimanche 29 juillet 2012

Pourquoi pas ?


«Dans la vie, il y a deux catégories d’individus : ceux qui regardent le monde tel qu’il
est et se demandent pourquoi.
Ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et qui se disent :
pourquoi pas ?»
Georges-Bernard Shaw

samedi 21 juillet 2012

Vivre

Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

samedi 14 juillet 2012

Amitiés sablées

On a tous eu (enfin moi c'est certain) des amitiés un peu envahissantes, des amis exclusifs. En amitié, je suis extrêmement fidèle mais j'ai besoin de beaucoup de liberté. Je viens de trouver ce texte qui dit bien ce que l'amitié représente pour moi. Et je sais déjà à qui j'aimerais bien l'envoyer...

Le sable entre les doigts.

"Félix, un petit garçon de douze ans, se promenait sur la plage avec sa maman. Tout à coup, il s'arrêta et lui demanda : "Maman, comment fait-on pour garder un ami ?" La maman réfléchit quelques instants, puis se baissa et pris deux poignées de sable. Tenant les paumes vers le haut, elle ferma une main et la pressa fortement avec pour résultat que le sable glissait entre ses doigts. En fait, plus elle serrait le poing, plus le sable s'écoulait. Par contre, comme elle tenait son autre main ouverte, elle constata que le sable y resta intégralement. Félix, observant attentivement cette démonstration, ajouta tout simplement : "Merci maman, maintenant, je comprends !"


vendredi 13 juillet 2012

Absence


Elle était le chef de sa tribu, elle se plaisait à en compter et recompter les membres, et elle crânait auprès de ses copines avec ça : " j'ai 17 petits enfants et 15 arrière-petits-enfants moi Madame !"Elle était fière de sa tribu. Elle était coquette et faisait toujours très attention à elle, et aux autres aussi. Pour elle, c'était une politesse qu'elle se faisait à elle-même et aux autres. Elle connaissait les dates de naissance de tout le monde, y compris des arrières. Elle prenait des nouvelles très régulièrement, appelait grâce à son téléphone fétiche (elle aurait pu mourir en se prenant le pieds dans le fil à force de courir pour répondre). Elle était attentive aux souhaits de chacun, Elle suivait les évolutions de sa tribu au fil des ans. Elle n'aurait manqué pour rien au monde une occasion de faire la fête et de se retrouver. Elle se baignait toujours dans la rivière à 89 ans. Elle avait une pêche d'enfer et faisait des tonnes de choses (limite activitiste parfois). Elle était toujours positive et pleine d'énergie. Cette énergie, elle la puisait dans l'amour de son mari, elle qui a été veuve les 25 dernières années de sa vie. Il était présent chaque jour de sa vie car elle croyait fermement en la communion des saints. Une femme banale mais extraordinairement pas banale dans sa banalité. Une femme que tout le monde appréciait (bon, même si on a souvent les défauts de ses qualités, et elle n'échappait pas à la règle). Tout le monde la croyait éternelle.

Au creux de l'hiver, après avoir battu son record de vitesse pour rejoindre sa messe préférée (et nous avoir appelé pour dire qu'elle s'en réjouissait, après avoir été renversée par un vélo il y deux ans, ce n'était pas gagné d'avance), elle s'est éteinte. Sans crier gare. Alors que personne ne s'y attendait.

Et aujourd'hui, je m'apprête à rejoindre les terres familiales qu'elle a tant aimées. Premier été sans alors que nous devions lui faire la suprise d'y fêter ses 90 ans.
Il ne se passe pas un jour sans que je tombe sur un souvenir, une expression, un objet qu'elle nous a offert ou transmis au fil des ans. Là un doudou, ici des petits vêtements offerts à l'occasion des naissances, une recette de cuisine manuscrite, tout ces petits témoignages de son passage parmi nous. Elle occupait une telle place que son départ laisse un vide, un trou béant. Une absence criante mais une présence permanente.

La dernière fois qu'elle m'avait appelée pour prendre des nouvelles de notre petite dernière à l'arrivée très mouvementée, trois jours avant de nous quitter, elle m'avait dit : "Tu sais, je crois que ce ne sont pas les discours qui élèvent les enfants, c'est l'exemple, la manière que l'on a de traverser avec eux et devant eux les évènements de la vie"...

Je vais compléter ce message avec ce texte du Père Sertillanges :

"La famille ne se détruit pas, elle se transforme,
Une part d'elle va dans l'invisible,
On croit que la mort est une absence,
Quand elle est une présence secrète.
On croit qu'elle crée une infinie distance,
Alors qu'elle supprime toute distance en ramenant à l'esprit ce qui se localisait dans la chair.
Plus il y a d'êtres qui ont quitté le foyer, plus les survivants ont d'attaches célestes.
Le ciel n'est plus alors uniquement peuplé d'anges, de saint inconnus et du Dieu mystérieux : il devient familier.
C'est la maison de famille, la maison en son étage supérieur.
Et, du haut en bas, le souvenir, les secours, les appels se répondent."

jeudi 12 juillet 2012

La reine


Milou a une spécialité, elle coupe les choses en 4, mais pas les cheveux. Le soir, à l'heure à laquelle d'autres demandent 15 câlins, 3 verres d'eau, un p'tit livre, 30 fois "bonsoir", 1 suppo (spécialité de l'Albatros, qui avait déjà tout essayé auprès de sa grand-mère) appelent 10 fois Maman, 2 fois Papa, ont un truc hyper urgent à dire du genre "Lou, elle m'a dit zut à la récré", se relèvent pour faire 12 fois pipi...
Milou, disais-je, a une spécialité.
C'est la reine du périnée.
Cela lui permet de couper les "choses" en 4...Chaque soir...
Je ne me rappelle pas avoir fait ça petite...

mercredi 11 juillet 2012

Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants...

Dina Goldstein, photographe, a revu et corrigé la vision que nous avons des contes de fée en "fallen princess"
Allez-donc voir sur son site et tentez de retrouver chaque conte (sans tricher, hein !)
Un petit facile pour commencer: (bon OK, c'est un peu cynique, mais c'est quand même drôle, non ? Enfin pas toutes...tout compte fait)
snowwhite

lundi 9 juillet 2012

L'idée toute bête mais quand même géniale

La boule japonaise toute bête. ça, c'était avant !
Lo* elle aime créer et elle aime aussi partager. Grâce à elle, j'ai refait une belle suspension pour la chambre de mes filles.
Une boule japonaise toute bête, toute blanche, un petit tuto de papillon offert par lo*, quelques feuilles de Canson (en l'occurence 3 feuilles chez moi), un pistolet à colle et le tour est joué. On peut même faire découper par ses kids pendant les longues journées d'automne  été.
C'est tellement facile qu'on se demande pourquoi on a pas eu cette idée avant elle !
J'vous montre ?

dimanche 8 juillet 2012

Via ferrata

J'sais pas vous, mais arrivée en fin d'année, je n'ai plus une once d'énergie, et j'ai beau me dire "heureux celui qui sait dinstinguer une montagne d'une taupinière, il s'épargnera bien des tracas", rien n'y fait. Et je crois que cette année, on bat des records, ça doit être le manque de vitamine D... On fait de l'alpinisme en haute montagne !
Trop fatiguée pour avoir les idées claires, pour ranger efficacement tous le joyeux bazar rapporté de l'école - d'ailleurs, vous en faites quoi des chefs-d'oeuvres de vos enfants ? (je m'adresse surtout à ceux qui n'ont pas une immense cave pour stocker ça...).
Une to-do-list longue comme le bras que j'ose à peine regarder...elle me donne le vertige...
A chaque jour suffit sa peine.

vendredi 6 juillet 2012

Merci !


Les portails des écoles se sont refermés. Une année de nouveaux souvenirs, de nouveaux apprentissages, de nouveaux amis. Je ne sais pas si les maîtresses de mes enfants trainent sur les blogs, mais, quoi qu'il en soit, je voulais les remercier. Les 3 enseignantes étaient exceptionnelles, pleines de projets, de joie de vivre. Elles ont donné à leurs petits élèves des bases solides pour continuer leur scolarité. Et puisque, bonnes ou mauvaises, investies ou non, elles ne sont pas payées plus, qu'elles soient ici "payées" en remerciements nombreux pour tout ce qu'elles ont fait. Merci Cécile, Merci Véronique, Merci Mme P. ! 



jeudi 5 juillet 2012

Vacances


Les vacances par Europe1fr

Changement d'évier ? Semaines du mercredi tous les jours ? Bruce Toussaint et le Professeur Lejoyeux nous invitent à réfléchir sur nos vacances.  Apprentissage de l'inutile... Changement, originalité, créativité...
Tout un programme.
Et vous de quoi avez-vous envie ?

mardi 3 juillet 2012

Dégoulinade...

Hier, j'ai appris la naissance de deux petits jumeaux chez une amie de longue date. Un p'tit mail, une photo, et c'est la dégoulinade ! Je craque, je craque, je craque. Ils sont trop mignons, j'veux les mêmes à la maison. Pourquoi est-ce qu'on fond autant devant ces p'tites boules d'amour ? A  priori, ici, on a terminé avec la fabrication de bébés, on en est plutôt à la phase élevage fastidieux, alors je me dis que j'vais être grave avec mes petits enfants...
Non, pas de cinquième, non, pas de cinquième...


lundi 2 juillet 2012

Il faut savoir rendre grâce

La pianiste Brigitte Engerer, décédée il y a quelque jours, avait donné en 2011 une interview au journal La Croix. Un article en forme de louange qui nous incite à  remercier pour ce que nous avons.
Si vous voulez le lire, c'est par ici.
Morceaux choisis :
"Moi, je passe mon temps à exprimer mon admiration. A mes maîtres d'abord, mais aussi à d'autres artistes, à d'autres êtres humains... A dire merci à Dieu, aux autres. Il faut savoir rendre grâce."
"Mais s'il y a un compositeur qui approche de cette plénitude du bonheur, c'est assurément Bach.  En jouant ou en écoutant sa musique, notre âme est transformée, en bonne santé. Il crée une harmonie rare dans la vie et il la crée totalement, absolument."
"Nous sommes comme des galets dans la mer, façonnés par les vagues successives de nos rencontres. Elles nous malaxent, elles nous transforment. On n'est jamais rien par soi-même. Et il faut savoir le reconnaître."

Tout un programme...

dimanche 1 juillet 2012

Fromage, suite...

Tu le crois ? Est-ce que tu le crois ? Quelqu'un est arrivé sur ce blog en cherchant ça...J'en ris encore !

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mespieds sentent le gruyere
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Acte I, scène 5 : Une surprise peut en cacher une autre...

Acte I, scène 5, l'Albatros, son père, la scène se passe dans sa chambre qu'elle partage avec son frère, ce jour-là absent. C'est l'heure de la sieste...
" Quand tes frères et soeurs ne sont pas là, et que tu te retrouves toute seule dans ta chambre, tu ne peux plus embêter personne...Tu dois t'ennuyer, non, comment fais-tu ?"
"J'arrive à les embêter même quand ils ne sont pas là, parce que je leur prépare des petites "surprises" pour quand ils rentrent..."